La consoude

Symphytum officinale

La consoude une plante vivace dont le nom vient de sa capacité médicinale à favoriser la consolidation des fractures.

Histoire et origines de la consoude

Symphytum officinale c’est son nom botanique, mais elle en a bien d’autres comme en anglais knitbone où là encore son nom est très explicite knit : unir bone : os, unir les os et en français consoude (qu’on soude).

Vous l’aurez compris cette plante est connue depuis très longtemps pour ses capacités à réparer les fractures des os. Elle vient d’Europe et d’Asie centrale et on en trouve un peu partout en bordure de forêt ou dans les terrains humides.

Cette plante au même titre que l’ortie ou le pissenlit peut être consommée dans les potages ou en salade, et elle est également donnée aux animaux comme plante fourragère.

Toutefois il est bon de signaler que cette plante suite à des études controversées mais assez récentes puisqu’elles datent des années 80, a été retirée de la vente aux Etats Unis et au Canada, et est très réglementée dans de très nombreux pays.

Il a été découvert des pyrrolizidines hépatotoxiques qui sont très toxiques pour le foie et donc la consommation en est donc très déconseillée. Ces études sont néanmoins pour certains douteuses car elles ont été faites par l’industrie pharmaceutique.

Vrai ou faux « dans le doute abstiens toi » dis le proverbe, à vous de voir, toutefois ne plus en avaler ne veux pas dire ne pas en utiliser de façon externe.

La composition de la consoude

C’est essentiellement dans la racine que l’on trouve les composants actifs, mais ils sont également présents dans les feuilles en quantité moindre.

La consoude contiendrait de la vitamine B12, tout comme la spiruline, mais cela reste à confirmer.

Elle contient surtout de l’allantoïne qui est un activateur de croissance cellulaire.

Elle contient des oligo-éléments calcium, potassium, phosphore, fer et silice de façon assez importante et aussi :
– Des acides phénols
– Des alcaloides (intermedine, lycopsamine)
– Des terpenoides
– Des mucilages
– Des tanins
– De l’acide rosmarinique….

Les bienfaits et propriétés médicinales de la consoude

Nous distinguerons deux types d’emploi, un usage externe qui ne présente pas de danger, et un usage interne qui reste à l’appréciation de chacun, mais qui semble ne pas être sans risque.

En usage externe on l’utilisera en onguent, pommade ou cataplasme.

Calme la douleur : ses propriétés analgésiques en font un super remède pour tous les types de douleurs, et on pourra l’appliquer sur les ecchymoses, les blessures,…

Aide à la reconstruction cellulaire : crevasses, gerçures, coupures et blessures verront une réparation plus rapide avec l’application de consoude.

Idéale pour l’arthrite et arthrose : elle a des capacités anti-inflammatoires et antidouleurs importantes et peut aider pour tous les problèmes d’articulations, et de douleurs musculaires.

Aide à la cicatrisation : l’allantoïne présente dans la consoude va aider à la reconstruction des chairs en limitant les cicatrices, elle peut donc être d’un grand recours pour l’acné.

Pour les piqures d’insectes : elle aura à la fois un effet antidouleur, un effet anti-inflammatoire et calmera tous types de démangeaisons.

Dégage les voies respiratoires : en cataplasme la consoude saura traiter les toues et les bronchites.

En usage interne (déconseillé) on l’utilisera en infusion
Elle aura essentiellement un rôle antalgique, anti-inflammatoire.

La consoude comment l’utiliser et posologie

C’est essentiellement en usage externe qu’il faut l’utiliser, et même si quelques pays donnent comme recommandations de ne pas trop en abuser il ne semble pas qu’il y ait le moindre effet secondaire négatif.

L’usage externe se fera donc via des pommades, des onguents mais aussi des cataplasmes.

Ces cataplasmes pourront se faire en utilisant la racine de consoude que l’on aura râpée ou en utilisant les feuilles. Le principe est de faire une pâte que l’on appliquera sur les zones à soigner.

Comme toujours cela n’est pas recommandé par précaution pour les femmes enceintes ou allaitantes, mais pour info dans le temps, les nourrices qui avaient le bout des seins gercés, ou crevassés suite à des bébés un peu trop gloutons, s’enduisaient les tétons de consoude pour aider à la guérison…

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